| Anderszewski sur Richter |
Il était comme un dieu pour moi. Je l'ai rencontré en 1991 à Varsovie. Comme je voulais l'observer pendant les répétitions, je me suis littéralement couché sur le sol, derrière la scène. Quand il est arrivé, il n'a même pas effleuré le piano. Le lendemain, on m'a appelé, ils avaient besoin de quelqu'un pour tourner les pages de la partition. En fait, une jeune fille avait été choisie pour le faire, mais quand Richter l'a su, il a dit qu'il ne pouvait pas jouer avec une femme à ses côtés, qu'il était trop tenté de regarder ses seins. Plus tard, j'ai appris qu'il ne testait jamais un piano avant un concert. Il avait coutume de dire qu'un concert, c'est comme le destin. Ça m'a fortement impressionné, et je fais comme lui.
[Extrait d'un entretien accordé à Teresa Pieschacón Raphael pour ARTE. Pour lire la suite, cliquez ici]
Photo: © Robert Workman/Virgin Classics 2007
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